Modern Knight – Chapitre 3

Modern Knight - Chapitre 3 dans Modern Knight CHpcUo8

- Il est onze heures trente du matin et vous venez d’écouter « Want Like an Escalator » de The Hot Shorts. Je voulais faire passer cette musique depuis longtemps sur Petilum Radio car c’est une musique que j’ai découverte dans ma série préférée du moment dont la saison vient malheureusement de se terminer. Enfin, je ne vais pas vous embêter plus longtemps avec ça car, bientôt, ce sera l’heure de votre rendez-vous du midi où sept d’entre vous pourront remporter de nombreux lots ! Mais avant ça, voici « Je prie » de Mira Dargen !

 

Voici ce que l’on pouvait entendre sur la plupart des postes de radio de la région d’Amanys. Cette dernière était située au centre de Modénis et principalement spécialisée dans le domaine agricole. En effet, c’était au nord-est du territoire amanois que se trouvait le Centre des Gestions et des Recherches Agricoles qui contrôlait tous les champs du pays tout en tentant d’avancer dans le domaine technologique du monde de la houe avec l’aide de nombreuses entreprises nationales partenaires. Néanmoins, ce n’était pas la destination favorite des touristes, car les activités de loisirs ou de vacances y étaient rares. Malgré cela, les paysages d’or d’Amanys pouvaient amener à la contemplation.

Pour les nombreuses personnes qui se poseraient la question, Micku se trouvait au sud de la région, non loin des frontières de Tannes et de Loins. L’endroit où il se rendait avec précipitation était la Forêt de Corjac, une vaste étendue d’arbres dont le centre était également le point d’origine des limites des trois territoires nommés précédemment. Chacun possédait donc une partie de la zone verte. Natalia tentait d’analyser calmement la situation pendant que le hérisson continuait sa course effrénée. Elle sentait que la force maléfique se déplaçait rapidement, créant plusieurs sources flamboyantes sur son passage. Mais plus il y avait de flammes, moins l’esprit réussissait à sentir la présence de l’ennemi. Elle pensa que ces dernières étaient sans doute, elles aussi, enveloppées d’une aura sombre qui brouillait son esprit afin de cacher sa présence et qu’elle devait se rapprocher de plus en plus de lui afin de le localiser. Enfin, c’était surtout son maître qui devait faire cela pour elle, étant donné ne pouvait pas vraiment se déplacer selon ses désirs.

En ce qui concerne Micku, il ne pensait qu’à une seule chose : sauver ces pauvres innocents. Quelques gouttes se formaient au niveau de son front mais difficile à dire si cela était dû au fait qu’il se rapprochait de plus en plus d’une lourde chaleur ou au stress d’arriver trop tard. Il essuya rapidement le haut de son visage avec sa manche droite, se disant qu’il n’avait pas le temps de réfléchir à ça. C’est alors qu’il remarqua quelque chose au sujet de sa course. Effectivement, il avait oublié que son épée était encore accrochée à sa jambe, l’empêchant de courir correctement. Il s’arrêta donc, lâchant une injure au passage, afin que le ruban puisse stopper son étreinte, lui permettant de courir plus facilement et rapidement, arme à la main.

Une fois à la lisière, il remarqua au loin un monstre identique à ceux qu’il avait affronté une vingtaine d’heures auparavant. Il frappait à plusieurs reprises avec ses imposantes griffes une voiture violette où s’était enfermée une humaine d’âge mûr aux cheveux d’or. Les impacts étaient lourds, profonds et accompagnés par un cri strident venant de l’intérieur du véhicule. La créature semblait prendre du plaisir en écoutant sa proie demander de l’aide en hurlant de terreur. Mais le spectacle se stoppa net au moment où sa patte gauche traversa la fenêtre de la portière conducteur, s’arrêtant à quelques centimètres du visage de la pauvre femme dont le visage était couvert de larmes. Il la retira délicatement et fixa les yeux marron de la prisonnière avec un sourire angoissant. La bave coulait entre ses crocs et tomba sur le siège. L’humaine était au bord du malaise tellement son cœur frappait sa poitrine. Pile au moment où le monstre allait en finir en elle, il arrêta son attaque pour pousser un atroce cri de douleur. La blonde vit son agresseur s’écrouler sur le côté, laissant place au héros bleu qui venait de la sauver.

Elle sortit du côté passager et se précipita vers Micku. L’expression de son visage arrivait à fusionner reconnaissance et inquiétude. Elle lui adressa la parole en première tout en regardant à la fois la forêt derrière elle et le hérisson tout en tirant la manche de ce dernier, instinctivement :

 

- Oh Seigneur, merci de m’avoir sauvée ! Bon sang, j’espère que les autres vont bien !! Je vous suis infiniment reconnaissante, mon garçon ! Vite, il faut partir les sauver !! Vraiment, merci ! Sans vous, je serais… Oh non, j’espère qu’ils ne sont pas… Non, je ne veux pas !! Vous devez me venir en aide à nouveau, je vous en prie !!

 

Elle le prit par le col, poussée par la panique, ce qui le gêna légèrement. Il la poussa avec douceur et lui parla calmement afin de l’apaiser :

 

- Allez madame, du calme… Respirez doucement et expliquez-moi ce qui vous est arrivée.

- O-Oui, pardon… Mon mari et moi, nous avions décidés de pique-niquer dans la forêt avec notre fille de huit ans car elle avait eu des bonnes notes à l’école… Nous voulions juste la récompenser… Et donc, alors que nous étions en train de manger, j’avais senti comme une odeur de brûlé dans la forêt… Nous avions à peine remarqué que la forêt était en flammes que ces… ces monstres nous avaient déjà sautés dessus… Nous nous sommes enfuis tous ensemble dans la même direction… mais, pour je ne sais quelle raison, nous avons été séparés… Je suis arrivée la première à la voiture… J’ai hurlé leurs noms plusieurs fois, sans avoir de réponse… Enfin si, j’en ai eu une…

 

Elle pointa le cadavre de la créature qui disparut en fumée violette quelques secondes après qu’ils aient posé leurs yeux dessus. S’ensuivit un léger silence qui cessa rapidement face à l’effondrement de la quadragénaire, ses larmes coulant à flots. La voyant verser son désespoir par fines gouttelettes, son sauveur se sentit à nouveau gêné par la situation. Il se massa la nuque avec sa main gauche le temps de trouver quelque chose à dire. Une fois son texte en mémoire, il lui dévoila :

 

- Comment vous vous appelez, madame ?

- C-Comment… ? lui demanda-t-elle, surprise, en se tournant vers lui. Oh, c’est vrai que je ne me suis pas présentée… Je m’appelle Elia… Elia Dorel…

- Okay, Elia. Barrez-vous vous mettre à l’abri un peu plus loin. Pendant ce temps, j’irai chercher votre famille.

- V-Vous en êtes sûr ?! Je sais que je vous l’ai demandé mais vous ne devriez pas risquer votre vie pour moi… Je veux dire, vous êtes encore jeune, vous avez encore la vie devant vous… et puis…

- Votre fille est plus jeune que moi, nan ? Donc, si je suis votre logique, j’ai d’autant plus intérêt d’aller la sauver elle plutôt qu’à penser à mon propre cul.

 

Elle resta bouche bée face à sa réponse puis baissa les yeux, honteuse, pendant que Micku avança vers la forêt. Il reprit la parole :

 

- Ne vous inquiétez pas, je vais vous les ramener. Ces Fangers ne me font pas peur.

- Fangers… ? Ce sont leur nom ?

- J’en sais rien. C’est moi qui les appelle comme ça.

 

Ne voulant plus perdre d’autres secondes assez précieuses, il se précipita à l’intérieur sans laisser à Elia le temps de lui dire de faire attention à lui. Au lieu de ça, elle se mit sur le siège conducteur du piteux véhicule et s’éloigna tant bien que mal pour pouvoir appeler les secours en toute sécurité.

L’épéiste gardait une bonne allure, contournant les arbres et sautant au-dessus des grosses racines sur sa route. Il croisait également les nombreux animaux apeurés qui fuyaient les flammes, manquant de le percuter à plusieurs reprises. La plupart arrachait les branches sur leur passage, gênant le hérisson dans sa course. En suivant les indications de Natalia, il arriva enfin dans la zone dangereuse. Plusieurs arbres barraient leur chemin, la plupart s’étant écroulés à cause des flammes. En tout cas, c’était ce qu’avait conclu Micku en voyant les troncs carbonisés à leur extrémité. Pour franchir ces nouveaux obstacles, il bondit dessus un par un mais, lors de son dernier saut, un Fanger sortit d’un buisson et se jeta sur lui. Surpris, il bloqua le coup de griffe avec sa lame et tomba sur le sol, lâchant son épée au passage à cause du choc. La créature était décidée à ne pas le laisser se relever. À la seconde qui suivit celle où il avait posé les pieds par terre, elle sauta à nouveau sur le jeune homme qui venait tout juste de récupérer de sa chute. Ce dernier le remarqua et fit une roulade sur le côté pour esquiver et récupérer son arme au passage. Une fois débout, il fonça sur le Fanger pour lui donner un coup en diagonale. Il poussa un cri de douleur et répliqua avec un autre coup de griffe. Micku recula pour l’éviter mais il sentit quand même une légère douleur au niveau de la joue gauche. Il posa ses doigts dessus puis les regarda pour constater qu’il était en train de saigner légèrement. Natalia en profita pour lui rappeler de rester vigilent afin de ne pas être gravement blessé, ce qui agaça son maître. Le monstre griffu tenta une dernière offensive en se jetant sur son adversaire, la gueule grande ouverte. En guise de réponse, il reçut une lame qui le transperça depuis l’intérieur de la bouche. Le hérisson le dégagea de son épée en lui donnant un coup de pied dans le ventre. Le Fanger n’était plus.

Lorsqu’il regarda son bras droit, notre héros avait un léger sentiment de dégoût dans la bouche. Son membre était couvert de bave et d’un liquide violet qui semblait être le sang de sa victime. Mais le temps pressait, ce n’était pas le moment de se plaindre. L’esprit runique se concentra pour tenter de sentir la présence de la famille en détresse. Après deux petites minutes, elle les repéra et guida Micku vers le sud-est de la forêt. Cela devenait de plus en plus laborieux pour se déplacer entre les arbres en feu. De plus, certaines branches commençaient à tomber un peu partout, rendant la traversée encore plus difficile. L’une d’entre elles toucha le dos de la main gauche du hérisson lors de sa chute. Après une petite onomatopée douloureuse, il souffla plusieurs fois sur la brûlure pour tenter de réduire le supplice, sans succès. Mais il n’avait pas le temps de s’occuper plus longuement de cette blessure car le devoir l’appelait. Il entendit une voix d’homme appelant de l’aide un peu plus loin. Sa vitesse augmenta subitement et il arriva dans une grande zone d’herbe, entourée par les plus grands habitants de cette forêt.

Il retrouva enfin les personnes qu’il recherchait. Malheureusement, il retrouva également quelque chose qu’il aurait aimé ne pas revoir dans une telle situation. Deux Fangers avancaient doucement vers un homme à lunettes et une petite fille à couettes blondes. Ces derniers étaient à genoux contre un arbre, tremblant comme deux feuilles face aux créatures imposantes et n’ayant aucune échappatoire possible. Micku remarqua que l’un de deux monstres était en train de mastiquer une chose qu’il recracha au sol quelques temps après. Cela ressemblait à une main humaine dont il ne restait quasiment plus de chair sur les os. Le jeune épéiste observa attentivement le père pour remarquer qu’il perdait du sang en abondance à l’extrémité de son avant-bras gauche. En voyant les restes du repas, l’enfant hurla de peur, laissant ses larmes couler à flots et attirant l’attention du Fanger de droite. Pendant que son double était en train de retirer les morceaux de viandes qu’il avait, coincés entre ses dents, avec sa grosse griffe, il se mit en face de la petite, se préparant à l’attaquer. Voulant protéger sa progéniture, l’homme blessé se mit devant le prédateur. Le monstre laissa tomber sa patte sur le père qui ferma les yeux afin de ne pas voir le visage de la Mort lorsque cette dernière l’emporterait avec lui. Sa fille hurla son surnom et pensa que ce serait la dernière chose qu’il entendrait avant de partir. Il fit enfin le vide dans son esprit afin de se préparer à sa funeste destinée.

Le silence qui s’était installé dans sa tête fut brisé par un bruit étrange, comme si quelque chose ressemblant à du métal avait touché les griffes de la créature. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il vit Micku de dos qui était en train de retenir la patte du Fanger avec la lame de son épée. Son sauveur s’adressa au manchot, ne lui laissa pas une seule seconde pour réaliser qu’il était encore en vie :

 

- Qu’est-ce que vous foutez ?! Barrez-vous par là-bas, y’a votre femme qui vous attend !

 

Il fit un geste de la tête pour montrer la direction où ils devaient partir. L’homme le regarda, à la fois surpris et inquiet.

 

- Et vous… ?

- Quoi, moi ? Je suis plus important que la vie de votre famille, peut-être ? Pensez plutôt à votre survie à vous et à celle de votre fille plutôt qu’à celle d’un inconnu !

 

Le hérisson donna un coup de pied dans le ventre du monstre pour le repousser.

 

- Et puis, vous êtes manchot et vous pissez le sang. Vous pourrez pas m’aider à les combattre, dans votre état. J’ai pas besoin d’un bouclier humain et votre famille a besoin d’un père vivant. Alors, cassez-vous, tous les deux !

 

Il hésita encore quelques secondes avant de prendre sa fille par le bras avec sa main encore valide et de courir dans la direction qu’avait indiqué l’épéiste. Ce dernier se mit entre les Fangers et les fugitifs afin qu’ils ne puissent pas les poursuivre. Celui qui se curait les fossés dentaires se rendit enfin compte de la situation dans laquelle ils étaient lui et son frère. Il s’approcha de ce dernier pour lui parler dans une langue que Micku et Natalia ne pouvaient comprendre. Après leur discussion, ils hochèrent tous deux la tête puis poussèrent un cri vers le ciel tellement aigu que les oreilles du bleu ne supportaient point. Il fallut un petit instant de réflexion pour que l’esprit de l’épée puisse comprendre la situation.

 

- Oh non… Ils appellent du renfort…

 

À peine sa phrase était terminée qu’elle put ressentir l’énergie de leurs alliés. Ils arrivèrent dans leur direction à toute vitesse et l’un d’eux se jeta sur sa proie dès son arrivée. Natalia prévint son maître à temps pour qu’il puisse esquiver l’attaque en effectuant une roulade vers l’avant. Un autre monstre en profita pour tenter de lui planter ses griffes dans la tête mais il l’évita de justesse en se décalant sur la gauche. En se relevant, il regarda autour de lui. Il était encerclé par cinq Fangers, tous assoiffés de sang à en juger par la bave qui coulait depuis leur gueule. Celui qui s’était pris un coup de pied regarda Micku tout en grognant, prêt à bondir sur lui. En guise de réponse, il le pointa avec sa lame et lui dit avec le sourire :

 

- Okay! Time for Epic Battle!

 

Son premier adversaire se précipita sur lui en utilisant ses pattes et se jeta en avant, pointes de griffes prêtes à planter la chair du hérisson. Ce dernier fit un pas de côté pour esquiver et donna un coup d’épée horizontal dans le dos du monstre, tout en se retournant. Il poussa un cri de douleur en s’écroulant sur le sol mais il n’était pas fini pour autant. Le deuxième en profita pour se préparer à arracher la tête de sa proie avec ses crocs en l’attaquant par derrière. Malheureusement pour lui, l’esprit avait pu prévenir son maître à temps et il répliqua avec un coup de genou directement dans la mâchoire inférieure. Le Fanger se mordit la langue tellement fort qu’elle se coupa en deux et le morceau tomba au sol. Il poussa un hurlement assez puissant pour retranscrire la douleur qu’il pouvait subir. Mais l’épéiste abrégea ses souffrances en lui donnant un coup vertical qui le fit tomber en arrière, le laissant s’écrouler sur le sol, sans vie. Entre temps, le premier avait eu le temps de se ressaisir et il retourna au front, la gueule grande ouverte. Micku le remarqua et laissa afficher un léger sourire sur son visage avant de ramasser le reste du muscle de la main gauche.

 

- Bouffe-ça !!

 

Il jeta le morceau de viande directement à l’intérieur de sa gorge. La bête s’arrêta net dans sa course tout en s’étouffant. Il toussa à plusieurs reprises pour tenter de recracher le reste de son compagnon, mort au combat. Le hérisson se précipita pour en finir avec lui mais un autre Fanger lui barra la route, laissant l’autre s’écarter à nouveau du combat, ce qui contraria un peu notre héros. Son nouvel adversaire se mit en position, comme s’il allait disputer un combat de boxe sauf qu’à la place des traditionnels gants rouges, il possédait d’énormes pointes prêtes à entrer dans la chair tendre qu’il convoitait. Il donna son premier coup en direction de la tête mais Micku put l’éviter sans problème. Il enchaîna les cous assez rapidement pour que son futur déjeuner ne puisse trouver une ouverture afin de retourner la situation en sa faveur. La seule chose qu’il pouvait faire était de reculer petit à petit. Parfois, il les esquivait de justesse, ce qui lui fit perdre quelques cheveux au passage. Voir ces minuscules fils bleu ciel amena à la formation de nouvelles perles de sueur sur son visage qui s’ajoutèrent à celles qui étaient déjà apparues à cause de la chaleur ambiante. Alors que le hérisson se retrouva dans une impasse, plaqué contre un arbre, le monstre en profita pour préparer son prochain coup. Au dernier moment, Micku se baissa et l’ennemi planta sa patte dans le tronc en face de lui, se retrouvant donc coincé. Il mit toutes ses forces pour essayer de sortir de là mais ses efforts furent vains. La seule chose qu’il obtint, c’était une lame le traversant au niveau du ventre. Une fois retirée de son corps, la bête s’écroula, la patte toujours dans son arbre.

Micku planta son arme dans le sol, le temps de remettre sa veste correctement. Il remarqua au passage qu’un lacet d’une de ses baskets s’était défait. Il se baissa donc afin de refaire le nœud correctement, oubliant le combat pendant un court instant. Une fois ce petit souci réglé, il passa sa manche sur son front tout en se relevant pour en retirer la sueur. C’est alors qu’il remarqua que deux Fangers couraient dans sa direction afin de l’embrocher de part et d’autre. D’ordinaire, une personne se retrouvant dans une situation similaire commencerait à paniquer mais ce n’était pas son cas. À force de les combattre, il avait compris que leur intelligence était assez limitée. Il se contenta donc de reprendre Natalia calmement et de les regarder avec un air désintéressé, comme si de rien n’était. Lorsqu’ils étaient tous deux à un mètre de lui, prêt à l’avoir, il fit un saut sur le côté pour que chacun d’eux se retrouve avec la patte de son congénère entre les dents. Voyant la stupéfiante stupidité qu’ils pouvaient montrer, il ne put s’empêcher de rire quelques instants avant de bondir sur eux pour leur couper leurs membres. Il leur laissa ensuite que très peu de temps pour souffrir en les achevant avec de rapides attaques traversant leurs torses. Il ne restait plus qu’une seule bête violette et noire à terrasser. Elle venait tout juste de réussir à recracher le muscle qu’elle avait de coincé dans la gorge que le hérisson courait déjà dans sa direction. Poussant chacun un cri de guerre, ils frappèrent leur cible au même moment et les deux s’arrêtèrent subitement, dos à dos, séparés de quelques mètres. Alors que Micku s’en sortit qu’avec une grosse déchirure au niveau de sa manche droite, accompagnée d’une légère blessure, le tronc du Fanger tomba en avant, dissocié de ses jambes qui, elles, basculant en arrière.

Les cadavres disparurent en fumée violette qui se dissipa peu à peu dans l’air. Le combat se termina enfin sur la victoire de l’épéiste qui lâcha un léger soupir de soulagement.

 

- Une bonne chose de faite, pensa-t-il à haute voix. Enfin, vaut mieux pas traîner ici ou je vais finir en poulet rôti…

- Micku, attention, derrière-toi !!

 

Sentant de la détresse dans la voix de Natalia qui résonnait dans sa tête, il se retourna rapidement pour voir une boule de feu se diriger vers lui. Il commença à l’esquiver en faisant un plongeon en avant mais l’explosion le projeta quelques mètres plus loin d’où il voulait atterrir. Il se retrouva au sol sur le dos, quelques peu désorienté. Il frotta son crâne et la voix d’une nouvelle menace s’adressa à lui, amenant ses yeux à regarder vers le ciel :

 

- Alors, c’est toi l’abruti à l’épée qui fait peur à Maître Nécro ?

Publié dans : Modern Knight |le 8 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

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